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Comment commença ma romance

L’éveil

Lorsque amateur de Jazz dans les années 1990 j’écoutais Astor Piazzolla sur FIP, ma radio idéale depuis disparue, je ne le classais pas encore comme Tango Argentin, sans doute en raison de ses sonorités empreintes de jazz, de classique et de musiques du monde.

La révélation

Par la suite je fis pendant quelque temps de la danse de salon, et le Tango « standard » avait déjà ma préférence. Un jour ou plutôt une soirée alors que je fus frappé sur la piste par une série hors du commun, je me précipitais vers le D.J. et professeur, pour lui demander qui avait interprété ces Tangos aux sonorités si riches. Elles étaient tirées de l’album de Julio Iglésias « Tangos » et je lui répondis spontanément emballé, « c’est ça que je veux danser », touché par la grâce divine du Tango Argentin!

La quête

A l’époque l’enseignement dans la région était presque confidentiel, et durant deux longues années je recherchais en vain une porte d’accès.

Durant cette errance, je vis et revis avec beaucoup d’émotion le film « la leçon de Tango » de Sally Potter, découvert par hasard (existe-t-il vraiment ?) puisque projeté furtivement en cinéma d’art et essais. Toujours est-il que l’histoire de l’héroïne ressemble étrangement à la mienne.

La lumière

Par un jeux radiophonique, de hasard encore, je gagnais un abonnement de six mois à une revue musicale, qui durant cette période consacra un large article au fameux Tango Argentin... à Paris. Et miracle, en annexe figurait le contact téléphonique de l’unique et jeune association le dispensant dans notre région.

En même temps sortis sur nos écrans de cinéma le film « Tango » de Carlos Saura, et là après la projection, je sortis dans les coursives en dansant, nous étions alors mi-novembre 1998. Une semaine plus tard j’étais inscrit au cours, et depuis le Tango me nourrit quotidiennement.

Aujourd’hui des associations ont fleuri, internet permet son référencement, des tas de revues sont diffusées, la communauté s’est élargie, des sous-familles ont jailli, des bals et stages fréquents cohabitent. Que de changements, que de rencontres !

L’ouverture au monde

Je commençais par consacrer mes vacances vers des destinations sur notre vieux continent, où on le dansait.

Par la suite logiquement ce fût le premier voyage à Buenos-Aires en Janvier 2001 c’était alors la grande crise dans le pays, mais aussi l’overdose de Tango partout dans la rue, et l’amour pour cette chaleureuse culture sud-Américaine. D’autres séjours suivirent, toutes les années.

Depuis, le Tango est bien plus qu’une danse, une musique et une poésie, c’est un art de vivre, il est devenu l’axe de ma vie  !

L’aboutissement... ou presque

Ensuite pour pouvoir danser régulièrement et aussi librement que dans l’esprit de Buenos-Aires, je m’investis dans la création et l’animation d’un bal hebdomadaire « la Milonga Linda » qui aujourd’hui commence à gagner ses lettres de noblesse.

C’est comme cela qu’en 2005, avec deux amies : Céline et Antoinette, nous avons créé notre association : Cariño Tango, pour défendre un style qui nous est cher « le Milonguero ».

Par goût de transmettre nos connaissances et le bonheur de vivre cette passion, tout en sachant que notre propre chemin de découverte est encore long et semé de difficultés.

Philippe Gonella

PASIONARIA PHOTO 2017